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Une Synthèse de Amadou Nadhel Diallo

 

Conakry, 23 mai (AGP)- La naissance de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA),  aujourd’hui Union Africaine (UA), il y a cinquante-quatre (54) ans à Addis-Abeba (Ethiopie), est issue de l’aspiration vers l’idéal d’unité prôné par les Pères des Indépendances des pays africains.

 

Du 22 au 25 mai 1963, trente (30) pays africains participent dans la capitale éthiopienne à la conférence constitutive de l’OUA, qui marque l’avènement de la première organisation panafricaine.

 

Dès à l’origine, les objectifs principaux de l’organisation sont l’éradication du colonialisme et la lutte contre la discrimination raciale. Ses premières résolutions concernent donc la lutte contre l’apartheid et celle des mouvements de libération.

 

L’OUA s’est fixée comme missions, de renforcer l’unité et la solidarité entre les Etats africains, de coordonner la coopération pour le développement, de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats membres, et de favoriser la coopération internationale dans le cadre des Nations Unies (NU).

 

A travers son Comité de coordination pour la libération de l’Afrique, l’OUA soutient l’émancipation des territoires africains non encore indépendants. L’objectif est atteint en 1990, avec l'accession à l'Indépendance de la Namibie.

 

L’Afrique voit également couronner son combat contre l'apartheid avec la libération de Nelson Mandela et son élection au poste de président de l’Afrique du Sud. Trente (30) ans après la création de l’OUA, l’Afrique du Sud en devient le 53e membre lors du Sommet de Tunis, en juin 1994.

 

Egalement, l’OUA accorde une place essentielle au règlement pacifique des conflits interafricains. Une Commission de médiation, de conciliation et d’arbitrage est mise en place à cet effet, mais ses moyens sont limités et l’organisation recourt parfois à des Conseils de Sages ou Comités ad-hoc, pour tenter de trouver des solutions aux différends. Une Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples est adoptée au Sommet de 1981, à Nairobi, et conduit à la création, en 1986, de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

 

Avec l’effondrement du bloc communiste, la fin de la Guerre froide et de la bipolarité Est-Ouest, l'Afrique doit redéfinir sa politique dans un contexte de prolifération de conflits internes.

 

Au Sommet du Caire de juin 1993, elle entérine la création d’un mécanisme de prévention, de gestion et de résolution des conflits africains, dont l’organe principal est composé des chefs d’Etat des pays membres du bureau en exercice de la Conférence.

 

L’organisation s’implique parallèlement dans les questions liées au développement et à la coopération économique.

 

Le Plan d'action de Lagos adopté au Sommet d’avril 1980, devrait donner un nouvel élan au développement économique et à l’intégration des économies africaines en recommandant, notamment les regroupements régionaux et l’autosuffisance alimentaire.

 

En juin 1991, il est remplacé par le Traité d'Abuja instituant la Communauté Economique Africaine (CEA). Ce traité prévoit, notamment la création, dans un délai de 30 ans, d’un Marché commun africain, un Parlement, une Banque centrale, un Fonds Monétaire Africains.

 

Malgré des capacités d’action limitées et de faibles moyens financiers, l’intense travail diplomatique accompli par l’OUA a permis de conférer une réalité tangible à l'Afrique unie.

 

Ses initiatives ouvriront la voie à la naissance de l’Union Africaine (UA). En juillet 1999, lors du Sommet extraordinaire de Syrte, l’OUA décide d’établir une nouvelle organisation appelée à la remplacer.

 

L’UA, lancée officiellement au Sommet de Durban en 2002, sera le fer de lance chargé d’accélérer et d’approfondir le processus d’intégration économique et politique sur le continent. Son Acte constitutif prévoit des organes et institutions inspirés, notamment du modèle de l’Union Européenne (UE).

 

La vision de l'UA est de «bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale».

Il s’agit d’aller plus vite sur le chemin de l’unité. Il s’agit aussi d’un changement de perspective avec la définition de politiques communes dans des domaines prioritaires : défense, paix et sécurité continentale, intégration des économies africaines, libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, sécurité alimentaire, lutte contre la pauvreté, développement, commerce, environnement, lutte contre les pandémies…».

 

Le règlement pacifique des conflits se retrouve en particulier au centre des préoccupations.

En 2004, un Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) est créé. Cette nouvelle institution clé peut, sur autorisation de la Conférence des chefs d’Etat, ordonner des interventions militaires dans des circonstances graves (crimes de guerre, génocide, crimes contre l’humanité). C’est le principe de «non-indifférence» qui rompt avec le principe de non-ingérence sans exceptions inscrit dans la Charte de l’OUA.

 

En ce 54ème anniversaire, la République de Guinée, à travers son président, Pr Alpha Condé, assure depuis janvier 2017, la présidence en exercice de cette organisation qui, après avoir enregistré le retour du Royaume de Maroc, veut désormais réformer certaines de ses institutions, dans le but de faire face à certains critiques portées contre elle.

 

En effet, Depuis sa création en 2002, l’UA est sévèrement critiquée. On lui reproche ses lourdeurs bureaucratiques, sa dépendance financière vis-à-vis des bailleurs internationaux, les problèmes de mise en œuvre de ses décisions, ainsi que sa faible capacité à se remettre en question.

 

En juillet 2016, lors du 27ème Sommet de l’UA à Kigali (Rwanda), les chefs d’Etat et de gouvernement africains avaient chargé Paul Kagame, de réfléchir à une réforme institutionnelle de l’UA.

 

Dans son rapport, le président rwandais, Paul Kagame a fait des propositions pour restructurer l’UA et redéfinir ses priorités : une meilleure division du travail entre la Commission, les Communautés économiques régionales et les Etats membres ; la transformation du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) en Agence de développement de l’UA ; le renforcement des compétences du président de la Commission ; la mise en œuvre immédiate de la «Taxe Kaberuka» de 0,2 % sur les importations en vue du financement de l’Institution.

AGP/23/05/017          AND/ST