Assign modules on offcanvas module position to make them visible in the sidebar.

Testimonials

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua.
Sandro Rosell
FC Barcelona President

Nous avons 517 invités et aucun membre en ligne

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Depuis 1958, c’est la première fois que le budget national franchisse la barre des 20000 milliards de francs guinéens (2 suivi de 13 zéros !). Faut-il en rire ou en pleurer ? Faut-il y voir de nouvelles performances macroéconomiques ou une incurie totale ? Des questions qui divisent.

La Loi de Finances initiale a été adoptée, sans surprise, puisque la caisse de résonnance qui sert de Parlement, est acquise à la cause du pouvoir. Les députés guinéens ont adopté sans coup férir le budget 2018, qui est plutôt en hausse constante. Celui-ci tourne autour de 21000 milliards de francs contre 15000 milliards en 2017. Le bond est impressionnant : près de 6000 milliards.

On a laissé entendre que cette hausse est due à l’effort de mobilisation des recettes, saluée par l’Assemblée nationale ; mais rien n’est évident sur ce point. Il faudrait plutôt craindre l’usage excessif de la planche à billet. Un "outil" dont le chef de l’Etat use et abuse, en temps électoral !  Or, 2018 est une année électorale, avec les municipales et les législatives en perspective.

A noter que les dépenses courantes y sont estimées à environ 13000 milliards GNF et les investissements à plus de 7000 milliards GNF. A noter également que l’introuvable Premier ministre, Mamady Youla, avait fait son retour parmi les vivants à la clôture de cette session budgétaire.

A la limite de l’indifférence, tout s’est passé comme si ce budget n’était pas le sien. Ce gouvernement non plus. Comme qui dirait, "tant pis pour le navire Guinée à l’épreuve de chavirage, avec l’inflation galopante, une monnaie de singe, en chute perpétuelle, un budget confus comme un galimatias, en croissance exponentielle, et une économie nationale sous perfusion dangereuse", dirait-il.

Alpha Oumar Barry, pour ramatoulaye.com

Tel : 662 55 70 59