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Conakry, 12 fév (AGP)- La République de Guinée a lancé, jeudi, 11 février 2016, le Projet Régional des Pêches de l’Afrique de l’Ouest (PRAO-Guinée), en vue d’améliorer sa gouvernance maritime et mieux gérer ses ressources halieutiques, a-t-on déclaré. 

Ce projet, financé à hauteur de 10 millions de dollars par la Banque Mondiale (BM) à travers l’Association Internationale de Développement (IDA), vient corriger  l’insuffisance des revenus de la pêche, le dysfonctionnement dans la gestion institutionnelle et fonctionnelle du secteur, afin de permettre au pays d’avoir une meilleure connaissance sur l’état biologique et scientifique de ses ressources halieutiques, a-t-on indiqué. 

Le lancement officiel du projet a mobilisé en grande partie les acteurs de la pêcherie guinéenne et les partenaires technique et financier, sous la présidence du ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime (PAEM), André Loua, entouré des cadres du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), ainsi que ceux de la BM. 

Pour le ministre de la PAEM, le PRAO vient à point nommé, connaissant les graves problèmes de dysfonctionnement et de la piraterie des ressources. Il a donc invité les cadres de son département, et tous les acteurs intervenants dans le domaine de la pêche, à saisir cette opportunité pour mettre fin à ces pratiques qui réduisent les revenus du secteur. 

Pour sa part, la secrétaire permanent par intérim de la Commission sous- régionale des Pêches, Mme Marième Drague Talla a précisé, que «le PRAO est mis en place à partir d’un constat de destruction des eaux territoriales africaines par les bateaux pirates. Et pour combattre le fléau, il faut une harmonisation des efforts des pays».

Dans son discours de circonstance, le secrétaire général du MEF, Sidy Mouctar Dicko a fait savoir, que ce projet comprend quatre composantes, notamment le renforcement de la gouvernance maritime, l’augmentation des revenus de la pêche à l’économie locale, assainissement du cadre juridique du secteur et le suivi et évaluation de la Commission nationale du projet. 

Pour mettre en œuvre toutes ces composantes, un montant additionnel de plus de 5 millions de dollars doit être mobilisé, a-t-il ajouté. 

Selon les statistiques, «les eaux territoriales guinéennes sont classées parmi les plus poissonneuses du continent, mais subissent, depuis des décennies, une destruction de ses ressources par la pêche illicite non règlementée et le pillage des bateaux pirates. La pêche génère en Guinée près de 30.000 emplois, dont 18 occupés par les hommes et 12 par les femmes, avec une valeur totale de production halieutique estimée à plus de 200.000 dollars».

AGP/12/02/016              OS/FDF/ST