Assign modules on offcanvas module position to make them visible in the sidebar.

Testimonials

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipisicing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua.
Sandro Rosell
FC Barcelona President

Nous avons 409 invités et aucun membre en ligne

Vote utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Tout se résume à la politique, le virus a atteint tous les foyers, tous les lieux de travail, tous les rapports sociaux. Partout des lamentations à n’en pas finir, des  cris de révolte, des revendications, des manifs de rue.

 Les enseignants sont en grève, les élèves sont dans la rue, la presse est muselée, l’opposition  hors de combat. Tout s’embourbe, l’explosion semble imminente à jamais. Quel pays en déconfiture sociopolitique ! Dans l’ensemble, c’est le spectre de pauvreté qui déambule, frappant tout sur son chemin.

 Même les nouveaux bourgeois de la Cour présidentielle s’efforcent de voiler leur aisance, de peur de se retrouver aux portes du besoin. La Guinée d’aujourd’hui ballotte comme sous le coup d’un ouragan invisible. Le peuple semble embarqué dans un vaste navire ivre, sans gouvernail ni boussole.   Les vagues sont de plus en plus impétueuses et le navire se laisse mener  au gré des vents indomptables.  Comme dans un cauchemar, défilent toutes ces têtes qui ont régné, en maîtres absolus sur le Royaume des Rivières du

Sud.

De SékounTouré, en grand boubou blanc et au grand sourire, à Lansana Conté, le général de la Rosée, en passant par tous les autres, intérimaires et l’actuel Président à double casquette, président de la Guinée et de l’Afrique-Unie. L’important est que le bilan global du début à la fin, du premier au dernier, est à la case-départ. Plus de cinquante années de discours en guirlande, d’espoirs   en étoiles filantes, de belles promesses semées partout dans les cœurs des pauvres assoiffés. Pour parler histoire, la Guinée tourne en rond, depuis toujours, suivant la même trajectoire infernale. Rien a changé ni du pays, ni du mode de vie. La politique étant la seule voie pour s’enrichir, c’est la ruée sur cette activité cruelle qui a fini par tout empoisonner. Une véritable épidémie politique. La Guinée reste atypique en bien des domaines. Qui pour parler d’élections, encore transparentes, quand toutes urnes, comme des moules conçus dans la même forme, produisent  toujours le même modèle. ‘’Organiser une élection et la perde’’, n’est pas guinéen. La présidentielle ? Quelle différence, quand le pouvoir sortant sera toujours de la Course, pour  contenter ses adversaires. Puis, ça recommence. Les mêmes seront là, puisqu’ils y ont toujours été. Les autres seront toujours là-bas, parce que le veut le destin de la Guinée . Qui pour combler ce retard effrayant ?

Sambegou Diallo, pour ramatoulaye.com