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Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC), a manifesté le lundi 20 juillet dernier, pour réclamer le départ du chef de l’Etat, Alpha Condé. La veille, le gouvernement par le canal du ministre de l'Administration du territoire, avait interdit tout regroupement, conformément à l’Etat d’urgence sanitaire décrété par le président de la République. Dans sa déclaration, Bouréma Condé avait même réquisitionné les forces de l'ordre pour « barrer la route à tous les fauteurs de troubles par l'usage des moyens conventionnels ».

A l'orée de la grande manifestation qu'organise le FNDC contre le pouvoir d'Alpha Condé, le ministre de l'administration du territoire le général Bourema Condé lance des alertes à la RTG le 19 juillet.

« Chers concitoyens, depuis quelques jours nos oreilles sont sans cesse rabattis avec des propos de plus en plus incendiaires les uns que les autres. Ces propos qui du reste sont loin d'être en leur première édition ont de particulier cette fois-ci que leurs auteurs dans la dénégation de l'ordre républicain ont clamé haut et fort qu'ils n'ont besoin d'aucune autorisation. Deuxièmement qu'ils ne déclinent l'itinéraire à personne. Troisièmement, qu'ils commencent et finissent quand ils veulent et où ils veulent. Pire, l'un des leaders de l'opposition FNDC va jusqu'à faire de tous les manifestants de sacrifice ''considérons nous tous comme des sacrifices'' a-t-il dit. Sacrifice de qui, de quoi et pourquoi ? Là-dessus, il est resté muet », martèle le ministre de l’Administration du territoire.

A l’en croire, au-delà des prérogatives accordées par la loi dans la gestion des manifestations, aucune autorités locales et administratives n'a donné son feu vert pour cette manifestation en raison du coronavirus. Ce qui de facto, signe l'interdiction formelle des manifestations et marches sur toute l'étendue du territoire national, fait-il comprendre.

« En effet, la loi 009 de notre Assemblée Nationale portant maintien de l'ordre public réquisitionne sur ordre de l'autorité civile la force publique en cas de réticence dans l'observation de la loi par des moyens conventionnels. Deuxièmement, la gestion administrative et judiciaire des manifestations, défilés, attroupements et cortèges élucident suffisamment et clairement les conditions d'organisation d'une manifestation ou d'une marche. A date, sur toute l'étendue du territoire national aucune autorité administrative ou élective n'a délivré la moindre autorisation. Ce qui de facto, signe l'interdiction formelle des marches ou manifestations sur toute l'étendue du territoire national. Mieux, la pandémie de covid-19 que le monde vie depuis des mois a amené les gouvernements de tous les États à des restrictions de libertés publiques et individuelles dont notamment les attroupements et le respect des mesures barrières de sécurité sanitaire. Notre pays par un décret du président de la République rendu public le 30 mars 2020 a été engagé dans la même dynamique. Sur ce plan, la violation au-delà de sa dangerosité morale expose la santé de nos concitoyens à des risques majeurs », a-t-il souligné. 

Ainsi, Bouréma Condé note que le gouvernement ne laissera jamais le champ libre à l'anarchie et usera de tous les moyens légaux pour empêcher que le désordre s'installe dans la cité de nos héros.

« A la lumière de ce développement, qui est loin d'être exhaustif parlant des intentions inavouées des promoteurs des manifestations, vous comprendrez aisément que l'État guinéen dans la strict préservation de la paix et de la quiétude sociale ne s'aurait baissé les bras et donner libre court à l'anarchie. Et c'est dans ce cadre que les forces de maintien de l'ordre sur toute l'étendue du territoire national sont à présent réquisitionnées pour barrer la route à tous les fauteurs de troubles par l'usage des moyens seulement et seulement conventionnels. Il s'agit de la Guinée notre patrie commune, celle de nos héros de la résistance à la pénétration coloniale, de celle des combattants et vainqueurs de la lutte pour l'indépendance nationale, de celle des défenseurs des valeurs républicaines ».

« A nos mamans et papas, nos leaders religieux, à la société civile, le gouvernement lance un appel pour qu'à tous les niveaux l'on fasse entendre raison à ceux qui pensent trouver leur compte dans une Guinée qui brûle. Ce qui n'arrivera jamais. J'en appelle donc aux gouverneurs, préfets, sous-préfets et maires pour que ce message d'interdiction soit suivi à la lettre », a conclu le ministre de l’Administration du territoire.

Moussa Thiam