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Après 24 jours d'arrêt, le gouvernement Condé capitule. Il accepte finalement de négocier. Du coup, l'école rouvrira ses portes lundi à venir. La grève générale déclenchée par le SLECG, depuis le 13 novembre, a été suspendue par le mouvement syndical, suite à une rencontre à son siège. Rencontre au cours de laquelle les leaders du mouvement se sont concerté avec la base. Résultat? La grogne est suspendue pour deux mois. Du coup, les enfants reprendront le chemin de l'école seulement le lundi prochain, 11 décembre 2017.

Aboubacar Soumah, l'intraitable secrétaire général adjoint du SLECG, et ses collègues accordent du répit au gouvernement Condé. Mais leurs exigences restent les mêmes. A savoir l'amélioration des conditions de vie des enseignants, sous-payés en Guinée. Les syndicalistes du SLECG exigent un salaire minimal de 8 millions de francs guinéens, l'augmentation du point d'indice à 1030, la levée de suspension de leurs camarades... 

Dans sa déclaration circonstantielle, Aboubacar Soumah prévient que le minimum acceptable est une augmentation salariale de 40%, payable à partir de fin décembre, comme cela avait été conclu en février 2017.

"Les 40% que nous avons demandé, 20% seront payés dès la fin de ce mois-ci et les autres 20% seront acquis dès le premier trimestre l'année 2018. Pour le salaire de base, 8 millions de francs guinéens"...

Il a rappelé à l'assistance que les couloirs de la négociations sont déjà ouverts, avant d'inviter le mouvement syndical à rester soudé. Cette grève a permis de le rendre célèbre et de le sortir de l'anonymat. Elle a fragilisé également l'autorité de la Présidence dont les déclarations et décisions unilatérales ont été désapprouvées jusque dans le son propre camp.

On a vu Alpha Condé défendre aux radios de tendre leur micro à Soumah Aboubacar et les menacer de fermeture s'ils n'obtempèrent pas. Une annonce dénoncée par toute la classe politique, -y compris par les alliés du RPG-; par la presse mais aussi par la HAC (pourtant considérée à tort ou à raison comme une caisse de résonance de l'Exécutif), -laquelle HAC n'a pas hésité de griffonner un communiqué rappelant qu'elle reste la seule institution républicaine habilitée à fermer un organe de presse-; par les diplomates tant en Guinée que dans le reste du monde. Cette pseudo-décision du président a provoqué un levée de boucliers. Et c'est donc qui en a pris un coup de massue.

On l'a vu traiter Aboubacar Soumah et ses camarades de rebelles, menaçant de les traduire en justice et, au passage, obliger les enseignants d'aller à l'école. Du bluff qui n'a pas du tout marché. On a également pu jauger le degré de médiocrité des ministres concernés, principalement, Ibrahima Kalil Keita, véritable laveur de chat au service d'un gouvernement moribond. Il a été incapable de répondre à une seule question sur la grève des enseignants, à son passage à l'Assemblée nationale.

En 24 jours de grève, il n'a pas été capable de contrer une revendication sociale et catégorielle par des propositions concrètes; une petite revendication qui dégénère en crise majeur du fait de son manque de niveau et de son amateurisme. Ouf!

Ibrahima Baldé, pour ramatoulaye.com

Tel: 626 30 60 90