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September 1, 2010suite
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L'INVITE DE LA SEMAINE
« Une femme présidente de la République de Guinée. Pourquoi pas ?», estime

Mme Mansaré André, du service commercial et marketing d’Intercel+ Guinée que nous avons rencontrée le vendredi 27 août dernier à l’occasion de la célébration de la 33ème anniversaire de la révolte des femmes guinéennes contre la police économique en 1977 , sous le régime de feu Sékou Touré, premier président de la République de Guinée indépendante.

Ramatoulaye.com : La Guinée célèbre encore ce vendredi 27 août le 33ème anniversaire de la révolte des femmes de Guinée contre la police économique sous Sékou Tour. Quels sont vos sentiments ?

Mme Mansaré André : En tant que femme, je dirais que mes sentiments sont meilleurs. On se rappelle qu’en 1977 les femmes s’étaient révoltées contre la milice. Je pense qu’elles l’ont fait pour l’émancipation et l’épanouissement de la Femme guinéenne.
Justement, quel regard portez-vous aujourd’hui sur la femme guinéenne du point de vue émancipation et épanouissement ?

Je dirais que la femme guinéenne est en train de s’émanciper et de s’épanouir. La femme guinéenne est en train de prendre conscience. Elle est en train de comprendre les réalités qui l’entourent, savoir ce qu’elle veut et des lutes qu’elle doit mener pour un avenir radieux.

Dans beaucoup de domaine d’activité socioprofessionnelle, les femmes ne cessent de se plaindre d’être victime d’harcèlement sexuel, de ségrégation… Qu’en dites-vous ?
Je pense que cela existe depuis toujours dans la culture africaine. Dans les familles, les services et autres lieux, la femme est stigmatisée. Et ce, quelque soit l’activité qu’elle exerce. Elle est fragile et vulnérable et son droit n’est n’a pas reconnu à sa juste valeur. C’est pourquoi, la femme guinéenne se bat aujourd’hui pour la reconnaissance de ses droits, en vue de son développement et son épanouissement. Donc, c’est une lutte permanente qui est engagée. Mais j’avoue qu’un changement est en train de se constater dans les services où la femme prend certaines décisions. Mais, nous ne pouvons pas nous contenter seulement de cela. Nous voulons aller beaucoup plus loin dans les prises de décision pou qu’on ne soit pas toujours lésée. Car les réalités ont beaucoup changé, nous sommes en 2010.

Que pensez-vous de l’équité dont on parle tant entre l’homme et la femme ?
L’équité entre l’homme et la femme, on ne peut pas l’avouer à 100% parce que la femme est soumise à son mari, nous ne le savons toutes. On parle de l’équité pour que la femme ne soit plus stigmatisée, qu’elle ne soit plus marginalisée et reléguée au dernier plan. Car on remarque souvent que dans les instances de prise de décision la femme n’a pratiquement pas de mot à dire. Alors qu’elle réfléchi et travaille dur au même titre que l’homme. Nous avons des femmes militaires, ministres, ingénieurs, mécaniciennes, médecins, présidentes etc… je pense qu’on parle de²l’équité entre l’homme et la femme sur le plan professionnel.

L’excision est un sujet qui fait, de nos jours, couler beaucoup d’encre et de salive. Certains pays africains sont allés jusqu’à l’interdire. Quel est votre avis là-dessus ?
Les avis sont partagés car même si on l’interdisait aujourd’hui certains continueront de pratiquer. Il faudrait qu’une lutte soit engagée de la part des décideurs politiques. L’excision est une pratique qui n’est indiquée nulle part dans le Coran ou dans la Bible. Il faut noter que l’excision a des effets négatifs sur la santé de la femme. La lute contre l’excision doit être une lutte décisive et générale.

Aujourd’hui, nous voyons les femmes occuper des hautes fonctions. Le chef de l’Etat libérien est une femme, la chancelière allemande est une femme. Une femme présidente de la République de Guinée. Ça vous dirait quoi ?

Bravo pour cette question ! je m’en réjouirais encore à plu d’un titre. Ce serait un grand honneur. Une femme présidente de la République de Guinée, pourquoi pas ? En Afrique tout comme dans les autres pays où les femmes exercent cette fonction, c’est énorme ! on n’a beaucoup essayé les hommes, mais ils n’arrivent toujours pas répondre aux attentes des populations ? je pense qu’il faut avoir le courage d’essayer les femmes aussi. Mais il faudrait que les femmes s’impliquent d’avantage dans cette lutte. Parce qu’au premier de la présidentielle en Guinée, on n’a vu qu’une seule femme candidate parmi 23 hommes. Hadja Saran Daraba a eu le courage d’affronter toute seule cette vingtaine d’hommes qu’elle avait en face d’elle. C’est une grande première. Mais il faut qu’il ait beaucoup plus de femmes candidates à la magistrature suprême de la Guinée.
Votre dernier mot ?

Je dirais bonne fête à toutes les femmes guinéennes. Et saisi cette opportunité pour rendre hommage à celles qui se sont battues pour que ce 27 août soit commémoré chaque année. Je veux parler de Hadja Mafory Bangoura, Lofo Camara, M’Balia Camara etc…

Interview réalisée par Diallo Youssouf .S
Email : yousalim81@yahoo.fr
Tel : 63-51-91-84






2010-09-01 03:24:33.97
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