Le Ministère de la santé et l’UNICEF donnent la priorité au nouveau-né et à l’enfant
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En Guinée, malgré des efforts notables, trop d’enfants continuent de mourir. La mortalité des enfants est de 19/1000 dans la période néonatale (avant 1 mois), de 67/1000 dans la période infantile (un mois à un an) et 122/1000 au cours de la période infanto-juvénile (un an à cinq ans).

Pour y remédier, le Ministère de la santé, l’UNICEF et leurs partenaires RTI, ChildFund et AACG œuvrent sur le terrain à travers le programme national de prise en charge intégrée des maladies du nouveau-né et de l’enfant (PCIMNE) au niveau communautaire. En Guinée, 70% de la population vit en milieu rural et n’a pas accès aux services de santé de base, surtout les enfants. Le programme de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire réduit les coûts et améliore l’accès aux soins, notamment pour les enfants les plus défavorisés et les plus vulnérables.

La PCIMNE facilite l’accès aux services de santé prioritaires conçus pour combattre les principales causes de morbidité et de mortalité chez le nouveau-né et l'enfant. Ce programme met en avant l’importance de l’implication effective des communautés dans la prévention, la lutte contre la maladie, et l’engagement des communautés pour la survie de l’enfant. La PCIMNE s’appuie donc essentiellement sur les agents de santé résidant au sein même des communautés, appelés agents de santé communautaires, formés pour promouvoir la santé et pratiquer des soins. 

Depuis mars 2015, 2990 agents de santé communautaires ont été formés dans 27 préfectures et communes. Par ailleurs, dans le même souci de rapprochement des soins au niveau communautaire, 526 agents de 11 préfectures ont été formés sur les soins essentiels du nouveau à domicile depuis décembre 2015. 

Pour accompagner les activités des agents, des médicaments tels que le paracétamol, l’amoxicilline, le SRO et le Zinc sont remis aux agents de santé pour soigner les affections courantes. A ce jour, 76, 788 cas de paludisme, 16 971 cas de toux/pneumonie et 58 301 cas de diarrhée ont été traités, et 3 386 cas de malnutrition ont été dépistés.  

Les agents de santé reçoivent par ailleurs un appui en outils de gestion, tels que les registres de collecte de données pour faciliter le suivi des malades et la tenue des dossiers.

La mise en œuvre du programme PCIMNE a été facilitée grâce aux fonds PASA de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement (AFD)/Fonds Français Muskoka, et au Fonds Mondial.