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Une nouvelle étape s’ouvre dans l’interminable quête de justice pour les victimes du massacre du 28 septembre 2009. Seize ans après les horreurs du stade de Conakry, l’État guinéen amorce enfin le processus d’indemnisation. Une rencontre cruciale est annoncée avec les avocats des parties civiles.

Conakry – C’est un frémissement d’espoir que ressentent les survivants et les familles des victimes du carnage du 28 septembre 2009. Près de seize années après les faits, et plusieurs mois après l’ouverture du procès historique, les lignes bougent. Le ministère de la Justice a convié les avocats des parties civiles à une réunion de travail prévue pour le 7 mai prochain.

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Il aura fallu des années de silence, de résignation et de complicité feutrée pour que la justice guinéenne décide enfin de frapper un grand coup. À Sonfonia, ce mardi 29 avril à l’aube, la descente des forces de l’ordre — encadrée par le procureur général et les plus hautes autorités de la capitale — avait tout d’un électrochoc : ciblée, musclée, spectaculaire. C’était le réveil brutal d’un État jusqu’ici somnolent face à la prolifération de la prostitution, de la drogue et de l’insécurité.

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Dans une scène d'une violence indicible, la sous-préfecture de Doko, à Siguiri, a été le théâtre d'un drame humain qui laisse sans voix. Un homme, victime d’une compression médullaire, s’est infligé l’irréparable en se mutilant gravement les organes génitaux.

L’alerte est donnée tôt dans la matinée de ce vendredi. À 9 heures, Dr Aboudoulaye Bachir Condé, médecin à l’hôpital préfectoral de Siguiri, reçoit un appel d’urgence. Le diagnostic est lourd : un homme, livré à lui-même, a commis un acte d’une rare brutalité sur son propre corps. « Nous l’avons reçu aux urgences en état d’hémorragie. Notre priorité était d’arrêter le saignement. Mais il y avait aussi un globe vésical formé ; il a fallu rechercher l’urètre pour évacuer l’urine », explique-t-il, encore marqué par l’atrocité de la scène.

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