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Très attendu, le sommet du G5 Sahel, dimanche à Bamako, marque le lancement officiel d'une force militaire conjointe transfrontalière pour lutter contre le terrorisme dans la région.

Le sommet du G5 Sahel, qui regroupe les cinq pays les plus exposés à la menace terroriste au Sahel, se tient dimanche 2 juillet, à Bamako, au Mali, en présence des chefs des États impliqués (la Mauritanie, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et le Mali). Un rendez-vous qui marque le coup d’envoi de la création d'une force militaire conjointe décidée par ces cinq pays lors d’un premier sommet en février, et saluée depuis par l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le président français Emmanuel Macron, qui sera également présent, doit annoncer à cette occasion les modalités exactes du soutien de la France à cette future force composée de cinq bataillons de 750 hommes – un bataillon par pays – qui s’ajoutera à la force française Barkhane et à la mission de l'ONU au Mali (Minusma) déjà déployées dans la région. Il s’agira d’un soutien "extrêmement important" et d'"un effort significatif", expliquait l'Élysée le jeudi 29 juin.

"Barkhane restera engagée"

Concrètement, cette force, dont le rôle sera de sécuriser les frontières de cette vaste zone minée par les trafics et le terrorisme, bénéficiera notamment d’une aide française à l’installation des centres de commandement et de l’appui de Barkane pour des opérations conjointes dans des zones difficiles d’accès. Pas question cependant d’envisager pour l’instant qu’elle ne se substitue à Barkhane. "Barkhane restera engagée et la Minusma est un élément indispensable du dispositif", insiste Paris.

La question cruciale de son financement est en revanche loin d’être résolue. "Le coût de cette force est en train d’être affiné", dit Paris. Il est estimé entre 350 et 500 millions d’euros, selon les sources. Seule promesse à ce stade, celle de l’Union européenne, qui a annoncé un déblocage de 50 millions d’euros – une goutte d’eau. La France mise donc sur le déplacement du président Macron à Bamako pour déclencher "une dynamique internationale" pour "élargir le champ des soutiens". Elle compte entre autres sur l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique, et espère aussi un "soutien concret" des États-Unis, réticents à mettre la main au portefeuille.

Force opérationnelle "vers le début de l'automne"

"Nous ferons ce qu'il faut pour que cette force soit opérationnelle sur le terrain vers le début de l'automne. À ce moment-là, nous pourrons concrétiser les financements européens et vers la fin de l'année ou le début de l'an prochain, nous souhaitons que d'autres puissent intervenir", précise Paris, rappelant que se tiendra bientôt une réunion entre les contributeurs européens potentiels.

Alors que le Tchad représente le troisième contingent le plus important de la Minusma et a engagé 2 000 soldats pour combattre Boko Haram, le président tchadien Idriss Déby Itno a quant à lui d’ores et déjà menacé, le 25 juin, de retirer une partie de ses troupes engagées dans la lutte contre le terrorisme au Sahel  et de ne pas participer à la force conjointe du G5 Sahel sans un soutien financier à son pays. "Nous avons conscience du sacrifice humain et financier payé par le Tchad dans le cadre de la lutte antiterroriste", indique l’Élysée. Un entretien entre le président français et son homologue tchadien est programmé, dimanche, à Bamako.

france24