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Dans un entretien accordé à notre rédaction, le dimanche 12 juillet dernier, le président de la commission fonction publique, emplois, affaires sociales, affaires religieuses revient sur la première session du nouveau parlement guinéen. Dr Saliou Bella Diallo s’est réjoui des premiers travaux de cette Assemblée nationale, qui selon lui, rentre dans l’histoire. Par ailleurs, le coordinateur de la Coalition des acteurs de la mouvance présidentielle (CAMP), parle de la CODECC, du FNDC, mais aussi de son parti et de ses alliances. Lisez !

Qu’est-ce qu’on peut retenir de la première session de la 9ème législature guinéenne ?

D’abord je suis heureux de me retrouver à l’Assemblée à cette neuvième législature issue des élections du 22 mars 2020. Je suis le président de l’une des plus grandes commissions qui est la commission fonction publique, emplois, affaires sociales, affaires religieuse. Oui, nous venons de clôturer la première session de l’Assemblée nationale, dotée d’un bureau exécutif étoffée et dirigée par Amadou Damaro Camara. Il faut noter que cette nouvelle Assemblée est composée de trois groupes parlementaires. Parmi eux, le ‘’Rassemblement républicain’’. Je suis membre de ce groupe qui est présidé par mon ami et confrère Dr Deen Touré, pharmacien de profession.

Tout au long de cette session, nous avons travaillé d’arrache-pied. Nous avons voté des lois importantes, des projets importants, dont le plus grand projet de notre pays, qui nous fait rentrer dans l’histoire. Il s’agit du projet Simandou. Nos ancêtres immémoriaux rêvaient de ce projet, ils faisaient des sacrifices pour que les massifs de Simandou soient valorisés au profil de tous les Guinéens. Cela a eu lieu. Je profite de cet entretien pour féliciter le Pr. Alpha Condé qui a puis faire ratifier par ses efforts ce projet qui prévoit entre autre un chemin de fer du mont Simandou jusqu’à Forécariah, qui est multifonctionnel qui va constituer le tronc. Et là personnellement, j’ai demandé aux ministères impliqués, au gouvernement, au Pr. Alpha Condé de tout faire pour faire naitre des projets tout au long de la Guinée ; de Siguiri à Koundara, de Siguiri à Yomou, de Yomou à Forécariah pour qu’il y ait des branchements, des ramifications de chemin de fer qui vont quitter toute la partie Est, toute la partie Nord pour débourser sur ce tronc commun de chemin de Fer Simandou-Forécariah, afin que tout enclavement soit totalement neutralisé, traité, combattu.

Donc, notre Assemblée a eu l’honneur de ratifier cela. Imaginez des dizaines de milliards de dollars qui vont déclencher le vrai développement économique et social du pays avec un personnel qui va dépasser la moitié du besoin de la fonction publique en personnel, de toute catégorie personnelle confondue, ça c’est du jamais vu.

A part le projet Simandou, il y a un autre projet sur l’éducation qui intéresse l’enseignement professionnel qui permettra la construction des infrastructures au niveau des écoles professionnelles qui va régler tous les besoins en infrastructure d’école professionnelle. A tous les niveaux nous allons former des aides-ingénieurs, des cadres professionnels capables. Nous allons équiper les infrastructures de l’enseignement professionnel, suffisamment pour couvrir le besoin, avec un prêt dont l’intérêt, c’est un taux modique de 1,5 et un don qui va jusqu’à 30% du montant, ça aussi, c’est du jamais vu.

Un pays qui veut se développer ne doit pas avoir peur des endettements. Un pays qui a peur de ça, ne peut pas se développer. Il ne faut pas qu’on se trompe, la Guinée est riche en ressource, mais pas riche en fond monétaire, en liquidité.

Par ailleurs, nous avons voté beaucoup d’autres accords de financement ainsi que des projets qui sont importants, qui ne sont pas les moindres et qui ne font qu’aider déjà, à valoriser notre économie, à régler les problèmes d’emplois.

Donc ça été une session déclencheur du développement socio-économique de notre pays. Et cela pour toutes les différentes couches sociales du pays. Je suis très ravi de cette session.

Vous êtes le président de la commission fonction publique, emplois, affaires sociales, affaires religieuses. Est-ce que pendant la première session vous avez travaillé sur des reformes dans ces différents secteurs ou est-ce que c’est en vue lors de la prochaine session ?

Nous allons travailler étroitement avec ces départements. Nous allons échanger par un feedback positif et pour que nous puissions apporter le maximum de nous-mêmes à l’exécutif afin qu’il puisse se mettre au travail. Nous serons là en tant que législatif nous ne gérons pas l’exécutif, nous allons identifier la réalité et nous allons être des conseillers et aussi si vous voulez être là, pour donner un point de vue afin que l’exécutif puisse faire son travail concrètement au profit du peuple guinéen. Nous n’allons pas hésiter, mais nous n’allons pas nous substituer à l’exécutif, nous ferons le travail du législateur. Nous allons faire l’état de lieu, faire en sorte que tout ce qui n’était pas dans les normes, soit conforme à la loi. Nous ne sommes pas des inspecteurs, nous ne sommes pas des juges nous sommes des législateurs.

Vous êtes de la mouvance présidentielle, la CODENOC qui s’est battue pour la tenue du referendum, devient désormais la Coordination démocratique du changement dans la continuité (CODECC). Qu’est ce qui a motivé ce changement ?

D’abord la CODENOC a fini son travail, c’est pour la défense d’une nouvelle constitution, on a la nouvelle constitution. Donc son travail est terminé. Maintenant, nous voulons une institution qui puisse assurer. C’est pourquoi nous avons mis en place la coordination démocratique pour le changement dans la continuité (CODECC). Et ce changement a déjà commencé par les projets importants que nous avons commencés à mettre en place.

Il faut qu’il y ait le courant dans tout le pays. Il faut qu’il y ait des progrès agricoles partout qui vont assurer une autosuffisance alimentaire, nous permettant d’avoir un excédent agricole important, qui va nous permettre de faire des exportations très importantes. Nous allons industrialiser notre pays, nous allons développer  l’élevage, la pèche, afin que nous soyons autosuffisant dans le sens global, de façon pérenne.

Donc la CODECC est l’interface du FNDC. Si le FNDC est là pour l’opposition, la CODECC sera là pour nous la mouvance présidentielle. C’est comme ça, la démocratie, c’est la loi de la lutte de l’unité et de contraire. Il faut qu’il y ait l’anode et la cathode pour qu’il y ait le courant, il faut qu’il y ait la femme et l’homme pour qu’il y ait une reproduction. En politique pour qu’on parle de démocratie, il faut qu’il y ait une opposition et une mouvance.

C’est pourquoi nous nous voulons que ça soit une compétition démocratique dans la sérénité, dans la paix, dans l’unité. Un membre de la mouvance et un de l’opposition doivent être le soir à la même table pour diner, ça peut être Madame et Monsieur, ça peut être des frères, ainsi de suite.

J’ai eu l’avantage d’être fondateur et vice coordinateur de la CODENOC et la CODECC qui s’est substitué à la CODENOC je suis fondateur, également vice coordinateur. Et nous continuons le combat dans l’intérêt des Guinéens.

Vous l’avez dit le FNDC est votre interface. Mais il y a que ce dernier menace de reprendre les manifestations de rue le lundi 20 juillet prochain, malgré la présence de la Covid-19 en Guinée. Quel est votre point de vue ?

Au niveau général, en dehors de cette pandémie, les manifestations démocratiques sont prévues par la loi. Mais la même loi dit qu’une manifestation qui peut engendrer des conséquences néfastes pour le pays, doit être revue.

Maintenant, cette pandémie qui est là préoccupe le monde entier. Toute chose qui doit se faire sans respecter les mesures barrières mondialement admises, serait contre la loi. Donc, nous devons faire en sorte qu’on maitrise cette pandémie, l’anéantir, l’extirper au lieu de favoriser sa propagation.

Je pense que le FNDC doit revoir son calendrier pour agir conforment aux mesures internationales édictées pour combattre le Covid-19.

On ne peut pas contrôler une marche en respectant la distance recommandée pour lutter contre la pandémie que nous sommes victimes actuellement.

J’en profite pour féliciter et remercier le président Alpha Condé pour tout ce qu’il fait pour la Guinée particulièrement pour combattre le coronavirus. De la même façon qu’il a faite contre Ebola, il le fait plus contre la Covid-19. Nous remercions aussi le gouvernement qui ne ménage aucun effort à la tête le Premier ministre, nous remercions les départements impliqués et l’ANSS qui est en train de faire un travail conséquent et fabuleux. Et là je suis mieux placé pour le dire puis qu’actuellement, je préside la commission santé au niveau de la CODECC. Je suis le coordinateur de tous les tests qui se font au niveau de l’hémicycle, donc je suis en contact permanent avec l’ANSS, le département de la Santé, le gouvernement en général. Je sais ce que ceux-là sont en train de faire, je sais ce que le président est en train de faire tous les jours, sans se fatiguer pour éradiquer la covid-19 dans notre pays.

Parlons maintenant de votre parti. Comment se porte le AFIA, et sur la même lancée comment se porte la Coalition des acteurs de la mouvance présidentielle (CAMP) ?

D’abord le parti AFIA se porte très bien. Ce parti existe depuis le 16 Décembre 2011. Nous avons participé aux élections législatives en 2013. En 2015 on a participé aux élections présidentielles par une convention qui nous a permis de soutenir le Pr. Alpha Condé comme candidat et ça lui a permis d’être élu avec un coup KO, dès le premier tour. En 2018, nous avons participé aux élections communales en alliance avec le RPG où nous avons été plébiscité dans certaines communes notamment à Labé, nous étions tête de liste, on a eu des conseillers qui sont entrain de fonctionner un peu partout dans les quatre régions naturelles de la Guinée. Nous avons participé aux élections législatives du 22 mars 2020. Nous avons eu près de 30 mille voix, malgré que beaucoup de sous-préfectures et préfectures de la Guinée ont connu trop de difficulté. En moyenne Guinée qui est notre fief, nous avons frôlé les deux députés, malheureusement, il y a eu des troubles dans cette zone. Nous avons eu le plus grand fort reste parmi les partis qui ont eu 1 député. Donc pour nous c’est un bon bilan. Si la Moyenne Guinée avait voté, on aurait eu au minimum 4 députés. Donc, pour un départ nous sommes contents du bilan.

Nous sommes implantés dans toutes les préfectures du pays et dans certains pays des autres continents. Nous pensons que c’est un bilan positif, favorable à notre parti. Et nous nous préparons à renforcer cette implantation et à nous préparer aux échéances prochaines pour que nous puissions répondre présent aux consultations que nous pourrons participer. Nos organismes régionaux, nationaux sont fonctionnels. Et dans certains quartiers nous allons renforcer la présence du parti.

Nous sommes en alliance avec le RPG/AEC, c’est dans le cadre de la mouvance présidentielle et tout cela fonctionne très bien. Nous sommes en alliance aussi, avec d’autres partis politique, qui porte le sigle CAMP (Coalition des acteurs de la mouvance présidentielle) et cela fonctionne à 90%. Nous sommes optimistes à l’avenir et nous comptons sur la disponibilité de nos alliés pour pérenniser ces alliances.

Il faut que ces alliances soient suivies d’effet dans le cadre de la récompense des militants de nos différents partis, il faut qu’au sein de nos partis politiques que nous ayons des représentations à tous les niveaux des institutions aux démembrements de ces institutions afin que cette motivation ne soit pas partielle, appliquée seulement à certaines alliances.

Le parti Afia fait partie de ceux qui ont moins bénéficié des retombées des différentes victoires enregistrées puisque nous devrions avoir des ministres, des députés, donc nous devrions avoir des responsables au niveau des régions des préfectures, des différents cabinets des départements. C’est la même chose pour les autres partis de la Camp. Donc nous en profitons pour attirer l’attention de beaucoup. Puisque dans la plupart des cas, ce sont ceux qui viennent de l’opposition qui sont mieux récompensés dans les retombées, que ceux qui ont été les pionniers des victoires enregistrées. Ceux qui se sont battus doivent bénéficier beaucoup plus que ceux qui étaient même contre quand nous fournissions des efforts pour enregistrer la victoire. C’est une remarque que nous mettons à l’attention de tout le monde afin que les bénéficiaires de plus soient ceux qui ont fourni l’effort pas ceux qui viennent profiter de l’effort fourni par les autres qui étaient les vrais acteurs des victoires déjà enregistrées. Ce sont des choses à revoir dans l’avenir.

Mais nous sommes disposés à soutenir le président de la République. Nous avons toujours dit nous avons 4 maitres en politique, c’est respectivement honorable Siradio Diallo, honorable Ba Mamadou, honorable Jean Marie Doré et son excellence le Pr. Alpha Condé, président de la République. Les trois premiers sont décédés, paix à leurs âmes ! Selon notre éducation, tant que ton maitre est au volant toi tu es apprenti même si tu as 5 permis donc tu restes à la carrosserie. Nous, nous ne sommes jamais pressés, nous respectons cette doctrine africaine. Donc nous ne regretterons jamais ça. Ce que nous avons comme retombée, nous souhaitons que cela continue et que tous les responsables des autres partis et les militants des partis que nous coordonnons à la CAMP, en bénéficient.

Votre Message

La Guinée est une famille et soyons toujours nous-mêmes, ne cherchons pas à changer, soyons fidèles, croyants. C’est Dieu qui nous a créés et c’est lui qui nous reprend. Ce que Dieu veut c’est ce qui va se produire. Si Dieu donne à quelqu’un quelque chose il est le seul à pouvoir le retirer. Dieu l’a bien dit dans les livres saints. Le Pr. Alpha Condé est au pouvoir aujourd’hui, c’est Dieu qui lui a donné, le jour qu’il voudra il va le lui retirer sans demander à aucun de nous. Donc, soyons croyants. Donc respectons Dieu en respectant la religion que nous sommes en train d’appliquer. Nous avons beaucoup de richesses, nous n’avons pas une grande population. Donc soyons patients, travaillons ensemble pour l’intérêt de la Guinée et des Guinéens, dans la paix afin que nous ayons un développement durable, pour que la Guinée soit la suisse de l’Afrique.

Entretien réalisé par Sadjo Diallo