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La Journée internationale contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) a été organisée cette année autour du décès de Koumba Tonguiano à Guéckédou, victime d’une pratique dont le pays peine à se départir. La mort tragique de la fillette de 5 ans des suites d’une opération clandestine d’excision vient rappeler si besoin était la gravité des MGF, dont la Guinée possède le record mondial de 97%, après la Somalie.

Ce 27 décembre 2015, Koumba Tonguiano faisait partie d’un groupe de 11 fillettes du village de Kodoma conduites secrètement dans la brousse pour subir ce que beaucoup considèrent comme « un rite de passage », « une coutume ancestrale », « un acte de purification ». En réalité, l’excision, qui implique l’ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins, ne présente aucun avantage mais plutôt une multitude de conséquences néfastes sur la santé des jeunes filles et des femmes. L’opération est traumatisante et entraîne entre autres complications, des infections, des ruptures internes, des douleurs, un état de choc, des grossesses et accouchements difficiles, des fistules,  des hémorragies qui entraînent la mort. Koumba en est le triste exemple.

Le 06 février 2016, la Ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance s’est rendue à Kodoma pour marquer la Journée de tolérance zéro à l’égard des MGF et honorer la mémoire de Koumba. Elle était accompagnée des partenaires du pays dans la lutte dont l’UNICEF, l’ambassade des Etats Unis, sans oublier les acteurs locaux venus nombreux se recueillir sur la tombe de la défunte. Une marche silencieuse conduite par la Ministre a eu lieu à la mémoire de la petite Koumba qui a enfin eu droit à une sépulture digne, après avoir été hâtivement enterrée dans la broussaille par des personnes qui espéraient passer la mort violente et inutile de la fillette sous silence.

Le rôle des acteurs locaux du système de protection de l’enfant est à saluer. Les Comités locaux pour l’enfance et la famille (CLEF) et les Conseils villageois de protection de l’enfant (CVPE), appuyés par l'Association des Femmes pour l’Avenir des Femmes (AFAF), ont été essentiels. Ils ont conduit des investigations dans le village et ont promptement alerté les autorités ; leurs efforts ont abouti à des interpellations et à l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Pour le Ministre de la Justice, Maître Cheick Sako, ce « grave problème de santé publique » nécessite à la fois une sensibilisation accrue et la répression contre les personnes reconnues coupables de mutilation génitales, à fortiori sur des enfants : « Cet acte est interdit par les textes nationaux et internationaux et nous sommes fermes là-dessus. Les personnes qui en sont responsables doivent savoir qu’elles répondront devant la justice. Parallèlement à la procédure pénale, il est également important d’accentuer la sensibilisation, en impliquant les associations de femmes et le personnel de santé. L’excision constitue un grave problème de santé publique qui n’apporte rien de positif. »

La Ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Mme Camara Sanaba Kaba, croit fermement en ce combat. Elle explique : « Lorsque nous sommes allés marquer le 06 février à Guéckédou à la mémoire de Koumba, notre arrivée a coïncidé avec la fin des cours à l’école primaire de Mongô. Les enfants sont sortis des classes et ont spontanément commencé à scander en cœur ‘‘A bas l’excision’’. Nous étions tous très peinés par le sort de la petite Koumba qui n’a rien fait pour mériter une telle fin. Les élèves ont formé une haie d’honneur jusqu’à la tombe et n’ont pas cessé d’exprimer leur désapprobation. Lorsque j’ai assisté à cela, j’ai été réconfortée. J’ai vu que ces enfants âgés de 6 à 13 ans ont déjà compris la dangerosité de cette pratique et qu’ils n’en seront jamais responsables. Je sais que c’est difficile de se défaire de la tradition parce que la tradition est un honneur. Mais une tradition qui détruit la vie, nous devons nous en défaire. »

L’UNICEF se joint au Gouvernement guinéen et en appelle à la création d’un environnement protecteur qui respecte le droit des enfants à l'égalité des chances, à la santé, au droit de ne pas être exposés aux blessures, aux sévices, à la torture et aux traitements cruels, inhumains ou dégradants. L’UNICEF œuvre pour que les enfants soient protégés contre les pratiques nuisibles, et qu’ils vivent épanouis et heureux, à l’abri de toute violence.

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À propos de l’UNICEF 

 

L’UNICEF œuvre pour la promotion des droits et du bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

 

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